Rien n'arrivant à max en géneral que d'être bloqué dans sa chambre, il réflechit.
"je ferais surement rien de plus si j'avais ma jambe".
Ce constat le terrorise.
Maintenant il pense à courrir.
Assis au café, café en bas de chez lui qu'il a mis 22 minutes à atteindre descendant 98 marches, il regarde les gens marcher et veut leur crier de courrir.
Il se rappel l'usage qu'il faisait de sa jambe lorsqu'elle fonctionnait. Il la méprisait , elle tennait lieu de déplaceuse ou d'instrument de combat à l'occasion. Max décide de faire taire sa tête, fatigué de l'entendre.
Il a tout le loisir de se perdre en amour pour ses anciens amours. Il pense à Julia.
La plus belle.
Il sent comme il a mal, encore plus que dans la jambe. Il croit qu'il est difficile de vivre sans elle et il n'a pas tord. Depuis prés de trois mois elle n'est plus de ses réveils, ni de son quotidien, du moin elle n'y est plus physiquement.
Comme elle aurait su s'occuper de lui,
elle, comme elle aurait touchée sa jambe,
elle, degrafée l'atelle avec douceur pour nétoyer la plaie immonde, comme elle aurait rigolée de la situation,
elle aurait envoyée les larmes de max au plus profond de leur tannière avnt même qu'elles n'y soient nées,
elle. Son genoux le tire brutalement: on vient de lui bousculer. Le serveur s'excuse. Max s'excuse. Il pense à Julia et il s'excuse. Sa jambe est bien seule maintenant.
Et
elle bien jolie
Une heure passe rien n'est trés drole. Il a vu un homme courrir il aurait voulu l'applaudir. Les klaxons de la rue s'intensifient. Il est 18hoo max remonte vers chez lui

La voix veut de ma tête
et je l’entend toujours
la voix veut dans ma tête
construire un nid d’amour
Ces mots qui ne parlent pas
M’écartent chaque jours
De ceux qui ne m’aiment pas
Elle me le dit toujours
Le matin je la vois
Elle s’habille de velours
Elle tricote des doigts
Qu’elle me prete le jour
Des doigts
tout petits doigts
Qui font un petit poing
Qui une fois refermé
ne pointe pas bien loin
Puis un jour la voix me laisse
et je cours, je cours bien
Je cours t’embrasser toi
Comme j’en rêve tous les jours
Puis je vois sur mes doigts
Qui tapent au digicode
Que ce n’est plus chez moi
Que « tu ne » même plus
La voix t’a prit à moi
Et « je ne » moi non plus
Qui a t’il comme choix
Que de vivre en dessus
Cette voix là et moi
Nous, nous sommes perdu
Puis dans l'escalier le portable sonne. Il pose sa béquille gauche, essuie la sueur, se rattrape a la rembarde et répond. C'est l'hôpital, il faut partir deux semaines en centre de rééducation. ils vont me réaprendre à vivre, et l'orthographe aussi peut être. Max pense: deux semaines !
Max s'assied sur une marche négligeant sa jambe. Aie.
Il attend. On va venir le chercher.