Une fois de plus à lire a voix haute ou truquer l'emotion par un bon verre de cognac:
Il est quatre heure dix, et la nuit goutte fort, vers le six heure dix qui vient te deporter
J'ai la gorge qui glisse, les yeux un peu mouillés, et vient le six heure dix qui va te déporter
Tu dors tellement fort, tellement décidé
J'ai peur tellement fort, tellement pétrifié
Sonne à la grande horloge, quatre heures et dix minutes
Et le murmure reprend qui me dicte ceci:
Parlerons nous encore
Malgrés cette petite mort ?
Seras tu belle alors
que le soir t'endors ?
Parlerons nous alors
qu'est brisé notre sort ?
qui regardera ton corps
alors que tu t'endors ?
sera tu belle encore
autant que cette nuit ?
serais je vivre alors
que tu me prend la vie ?
Serais-je vivre ailleurs
privé de tes ardeurs
serait-ce vivre d'ailleurs
que vivre de cette peur ?
Si tu pouvais répondre
ne pas te reveiller
si tu pouvais me prendre
et ne plus me lacher
Parlerons nous encore
demain dans cette aurore ?
seras tu belle encore
si je ne suis pas mort