Je compte les cachets, mes jours sont dedans
J’avale la beauté et recrache le vent
Il faudra bien s’aimer se fondre un peu dedans
Tous les jours j’avale un peu de nos printemps
Des triangles, des ovales j’avale et puis je sent
Je sent:
le vent, les temps qui passe, le monde qui nous reprend
Je dors tout le jour et dans mes rêves lents
Je revois le séjour où l’on s’aimait dedans
Je compte les détours que ma vie a choisis
Les échecs les vautours et tous les fruits pourries
Sans alcool je vais, la drogue m’y oublie
Je dois seul affronter cet édifice :
L’ennui