Bon Iver- For Emma, forever ago Je ne pouvais continuer sans par moment vous parler de musique. Voila qui est chose faite avec ce premier album de Bon Iver aka Justin Vernon. Album folk aux sonorités parfois graves parfois naïves comme drapeau d'une sensibilité à fleur de peau toujours assumée voir transcendée.
Que dire sur cet album, objet insaisissable, à vif, riche de milles déceptions, un cri du bord du monde. Un album indispensable, un album unique qui vous porteras loin dans ce pays où les mots et l'amour sont les seules devises. Bien qu'éloigné formellement, Bon iver pourrait être le cousin de Léonard Cohen tant il est sincère, tans son écriture est pointu, et tant sa blessure nous porte dans de chaleureuses contrées vides de tout tendresse, là où la poésie pousse. Cette comparaison faite nous sommes ici bien plus sur le terrain de la folk et du lo-fi, guitarre séche et dure, voix pleines et chaleureuse. Ce qui nous toucheras ici est la force du message poétique: Résigné, puissant. L'appel au secours vibrant de "skinny love", insupportable de souffrance même après des mois d'écoute me dresse encore le poil et j'attends toujours de savoir si cette voix perdu trouveras un jour le repos...Non bien sur que non...Vous l'aurez compris un album initiatique à écouter en lisant Harisson, mac cann, ou encore Mac Carthy. Une épopée légère a L'Amérique sauvage et redoutable. De la folk, puissante, vrai comme j'aimerais en entendre souvent....De la poésie pure.
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C'est une chose terrible que d'apprendre, dans l'enfance, que nous sommes un être séparé du monde, que nul être et nulle chose ne souffre de notre langue brûlée ou de nos genoux écorchés, que nos douleurs et nos souffrances ne sont qu'à nous. "
D.Tartt Le petit copain
ici le "Concert à emporter"