Ma folie, ma cage m'arrache un peu la gueule.
Affronter ces terribles jours, la gueule ouverte, les épines alentour.
Eviter le gouffre de l'amour, la pitiée les humains tout autour.
Délaisser, seul à chaque détour.
Endurer et ne pas rendre les coups.
S'échaper, sans drogue et immobile.
Répéter cet ignoble discour qui voulait te poser si proche de l'amour.
Accepter le moi, même son froid dans le mirroir, même son froid, son manque de toi.
Ne pleurer que les choses perdues,
accepter de ne les avoir plus. ( ne pas salir ces choses )
Ma folie, ma cage m'arrache un peu la gueule.
Eponger les souillures de la nuit, la terreur le calme qui s'en suit.
Dessaouler et ne plus s'y baigner, qu'a moitié, qu'à peine condamné.
Epuiser, les mots et leurs idées, leur essence sublime.
Désaler, puis reprendre le vent, comme blessé mais toujours vivant.
Eprouver dans ce terribles hiver, l'amitié comme phare, comme mer.
Affronter ces terribles jours, la gueule ouverte, les épines alentour
Ma folie, ma cage m'arrache un peu la gueule.