Si tu veux vivre encore, n' hésite pas à venir. Si tu as peur encore j'attendrai le moment. Je veillerai tes soupirs si tu t'endors encore. La douceur ne disparaît que si tu le demandes. Si tu veux vivre encore sentir ton coeur courir je suis là et j'adore toujours ton souvenir. Tu as pris bien trop peur à me voir tant souffrir. Tu as pris bien trop peur et je ne vais pas mentir. Vivre tout près de moi c'est vivre dangereux. Vivre à côté de moi est une pagaille folle. Mais, dans ce branle-bas je protège ton vent. Je protège la folle qui se fera de moi, elle sera sur la terre mon unique combat, elle sera dans le ciel comme un dessin de moi. Si tu le veux jolie réfléchis lentement, écoute pour moi jolie de la vie le torrent. Et vois tout de ton cœur qui secrètement me rêve . De montagne en dérives, de mots carabinés, de poissons sur les rives de toutes nos matinées, de coeur, de chiens galeux et de larmes d'amour, de la main bien trop forte, trop pleine de ces jours. L'appel de la vie qui résonne ton train-train avec je ne sais quel gui qui te promet demain, un désert certain. Quand le jour viendra, si je ne suis pas mort d'avoir trop aimé tes morceaux qu'il me reste: un bout de ton lacet, des taches de rousseurs et un peu de gaieté. Quand le jour viendra, si je ne suis pas las d'avoir trop aimé tes morceaux de tendresse, je serai là pour toi dans toute ma tristesse et de nos mains on fera un abri de détresse le coeur gros comme Paris et les yeux de l'ivresse je te dirai jolie : La tempête nous laisse et peut-être maintenant le vent qui nous caresse nous portera devant.
Si tu veux vivre encore, n'hésite pas à venir.
Si tu as peur encore j'attendrai le moment, je veillerai tes soupirs si tu t'endors encore si loin de ton amant