j'ai eu les jours, les nuits, les cheveux d'une femme. J'ai vu un jour la nuit m'arracher à ma flamme. J'ai pris toujours la nuit comme asile pour mon âme et je m'y suis détruit, je m'y suis pris quelques platanes. J'ai cru que de ma vie, je ferais une ballade. J'ai vu ton dos jolie j'en suis toujours malade. J'ai cru que de ma vie je ferais une ballade. Je vois des jours meurtris éclabousser ma flamme
- elle vascille et s'enfuit sous quelque vague à l'âme -
jolie, se courbe un peu ma flamme
je vois les noirs contours du vide qui m'entame