J'étais venu te dire combien le jour attend
avec moi le moment où tes pas escaladent mon léger escalier
S'affole alors un peu mon coeur et ma tendresse.
J'étais venu te dire combien la nuit attend
le moment si parfait où tes yeux ouvrent au monde le vert de leur beauté.
les matins si splendides à l'odeur du thé, de ton corps mouillé
J'étais venu te dire combien l'amour me perce,
fait de trous dans mon corps d'où coule un nectar doux
remonte mon échine, me met le rouge aux joues.
L'abricot que tu aimes je le ressens partout
J'étais venu te dire, te faire la promesse
Combien de tes deux mains je ferai mon asile
et protegé du vent j'y vivrai en exil
expatrié de moi et couvert de toi
J'étais venu te dire combien dans une journée
Me manque cent fois le temps de pouvoir te penser
Chaque morceau de corps est un morceau aimé
Combien de tes paroles j'ai rejoué le film
Combien de tes cheveux j'aime à suivre le fil
Qui nous raconte heureux dans une toute autre ville
J'étais venu te dire cet espace dans mon corps
et le goût dans ma bouche qui rappelle tes seins
n'est-il pas le fruit de l'amour que je tiens ?
J'étais venu te dire ce que je ne dis pas bien
Mes mots sont si légers quand la chose est si grave
Ce que j'aimerais te dire ne se dit que de rien
Mes mots ne depassent pas l'écorce de ton être
J'ai peur de finir, que tu ne saches rien
Combien de mes tristesses as-tu chassé le fond ?
combien de mes errances épargnes-tu ma vie ?
Combien je me sens grand quand tu traînes par ici
J'étais venu te dire je t'aime simplement
un peu trop fort sûrement un peu trop tristement
J'étais venu te dire que je te donne ma vie
mais je t'ai vu partir au loin avec mon coeur
J'étais venu te dire mais j'ai eu bien trop peur
J'étais venu le dire, j'ai peur de mourir