Ce matin février appelle mes égards
de ta fenêtre je fume j'écoute le brouillard
Tes seins vont me manquer ainsi que tes histoires
Mais je me dois d'aller là où fuit mon regard
Tu sais les hommes marins, je sais les femmes port
j'embrasse déjà le chaud que dégage ton corps
Hiver mon ami, faux frère de toujours
Je te cède aujourd'hui la primeur de mon jour
Fais de moi comme tu peux, l'enfant que j'ai été
retrouve un petit peu ses godasses trouées
l'immensité d'un arbre dans ses yeux excités
la chaleur d'une mère quand gronde février.
Tu sais les hommes marins, au mois de février
Certains n'ont pas de port et n'en auront jamais